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5 janvier 2008 6 05 /01 /janvier /2008 21:46


Un soir un peu tard des personnes s'entraînaient pour un match de rugby... J'ai pris une photo un peu à l'arrache je vous l'accorde. 
Plus tard je décidais de me mettre à faire un peu de sport ... 
Puis encore plus tard je tombe sur un texte, 
oui un pavé.
 J'aime cette forme stricte car bien souvent vous ne lirez même pas 
à la vue de cet arrangement si désagréable pour les yeux.
Bref ce soir je décide de mixer le tout dans un article qui, une fois encore, n'aura pour vous aucun sens :) 
J'adooooooooooore !
(trouver, voire créer des liens avec ce qui ne présente rien pour a priori...)


run



Tu cours. C’est ta première course. Tu es surpris. Tu t’attendais pas à ça. Ton entraînement ne suffit pas. Tu n’imaginais pas ça si dur. Pourtant tu y pensais souvent, à ta première course. Mais VLAN. Ça se passe pas comme tu l’imaginais. Ça se passe jamais comme tu l’imagines. Ça va trop vite. Tu ne tiens pas la distance, avec les autres concurrents (ils sont comme toi pourtant… en majorité). Ce qui doit arriver, arrive, t’as tenu pas mal de temps, mais t’en peux plus. Tu perds de la concentration, tu perds de la motivation, tu perds l’équilibre et tu t’étales sur le sol avec une cheville complètement défaite. Voila, la course est finie et tu te dis que plus jamais tu ne retourneras sur le terrain. Pourtant tu te rends compte que finalement cette course ne t’étais pas adaptée. Alors tu te dis : « la prochaine fois, je ferais ci et ça, et tout ira bien ouais j’y crois… » Sauf que tu n’as pas la patience d’attendre cette « bonne » prochaine fois, tu n’es pas remis de ta cheville que tu recommences l’échauffement. Tu te rends compte que dans la course précédente c’est le coureur de derrière qui t’a poussé. Tu te dis que de toute manière rien n’était de ta faute. Que c’était pas un manque d’entraînement, que c’était pas toi… Alors convaincu par tes propres soins (c’est tellement facile de dire ce que l’on veut entendre), tu te lances dans une nouvelle course, tu fais a peine 100 mètres que tu t’étales de nouveau. Tu souffres. Tu as mal… exactement au même endroit que la dernière fois. Même pas le temps d’avoir le souffle coupé, même pas le temps d’un petit point de coté, tout est allé si vite que tu n’as rien vu venir tout en sachant parfaitement qu’il y avait cette cheville…faible… Qu’à cela ne tienne, c’est pas grave, c’était qu’une toute petite course minable, la prochaine sera mieux. Tu penses déjà à la suivante. Tu es là sur ton lit de repos… et tu penses à la prochaine et la prochaine arrive plus vite que tu ne le pensais…Tu as conscience de cette petite faiblesse que tu minimises. Tu te convaincs à nouveau toi-même. Tu sais que tu es blessé, tu feras attention cette fois ci. Cette course n’en ai pas vraiment une. C’est juste pour occuper le temps. T’entraîner pour la suivante et endurcir un petit peu cette cheville. Une petite mise à l’épreuve de rien du tout… Un divertissement… C’est que t’as envie de courir. Tu le désires. Tu es fait pour ça. Tu es né pour ça. Aimer courir. Alors tu y vas. Les idées claires tu trottines avec quelques concurrents qui sont toujours un peu comme toi. Tu sens la douleur mais tu l’ignores. Elle va passer. Il faut qu’elle passe. PASSE BON SANG. Tu n’as vraiment pas besoin de ça. Cette douleur t’empêches de poursuivre ta tranquille petite course. Du coup tu ne l’apprécies pas vraiment. Et tu rêves à ton beau MARATHON ! Le marathon qui te ferait vraiment sentir vivant. Le marathon qui t’essouffle, qui t’épuise, mais celui que tu finirais victorieux ! Tu arrêtes donc d’épuiser ta cheville avec cette course qui te fatigue pour rien. Tu t’alites de nouveau pour qu’elle se remette. Tu ne sais pas combien de temps ça prendra. Tu te donnes deux mois. Tu sais parfaitement que ça ne suffira pas. Mais l’envie de courir est plus forte que toi. Prétexte simple. On se dit ce qu’on a envie d’entendre. On nous dit ce qu’on a envie d’entendre. Tu t’alites et dans ton lit, tu songes, à cette belle course que tu vas faire, un jour… peut-être

 


 

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chris 06/01/2008 11:30

Effectivement, je vois pas trop de liens entre les 3 éléments (appelons-les comme ça), si ce n'est le fait que tu ais voulu les réunir en un seul article (et d'ailleurs c'est en train de me donner de bonnes idées je vais te pomper le concept). Bon, j'exagère un peu, ce qui les lie, c'est le sport, on va dire. Et puis, l'image que ça renvoie (j'ai l'impression de faire une fixation, là, mais la photo est bien une image qui t'a entrainé à faire du sport, et la "personne au pavé" tiens bien elle aussi au marathon qui "te ferait vraiment sentir vivant."Et d'ailleurs c'est très amusant (intéressant, devrais-je dire, mais un rien m'amuse) ce texte, là. Déjà c'est une minorité de personnes qui trouvent leur course trop difficile. La plupart du temps, on se fait une montagne d'un objectif en fait tout à fait accessible (un peu comme quand on passe le bac, quoi), et puis tout se passe bien. Mais là, la personne fait l'erreur de se croire super puissante, de se surestimer. Et puis arrive ce qui doit logiquement arriver : "VLAN". La suite est plus complexe. La personne se croit toujours plus forte (donc persiste dans son erreur) mais en même temps fait preuve de persévérance (et je vois pas comment lui reprocher). Je l'aime bien, moi, j'aurai réagi pareil.Et puis bon, on finit par se rendre compte que la course, c'est pas fait pour tout le monde, hein, en tout cas pas en compétition. Il y a un moment où la sagesse n'est plus dans la persévérance mais dans le changement. Si tu peux pas courir, joue à autre chose, trouve un domaine ou tu pourras surpasser d'autres personnes.Une fois encore, j'adore comme tout ceci peut être joyeusement allégorique (enfin, je vois des métaphores partout)

D.ambulante 06/01/2008 14:47

Faut l'autorisation pour voler un concept aussi novateur (:p trrrrrrrrrr)."On va dire"  ? lol ben quand même c'est évident...Ho non c'est pas tout a fait ça qui m'a poussé a faire du sport mais bon j'avais envie d'écrire ça alors bon...  Après tout je n'ai pas signé de contrat autobiographique avec mes lecteurs ( :p ...)Sinon j'essaye de comprendre ta phrase un peu bancale, t'as pas du faire gaffe mais une parenthese s'ouvre et ne se ferme pas donc... Mais je crois voir où tu veux en venir... humhum T'amuse ou t'interesse... c'est peut-être réversible alors :/  Oui enfin bien sûr, mais dans ce cas il n'y aurait pas eu de texte et puis tu sais pas y'en a qui sont particulièrement... hum... fragiles ! La tu parles pour toi. Preuve en est, tu te réferres au BAC mais il y a des gens qui ne l'ont pas et qui n'y arrivent pas.Tu penses que c'est de la surestimation ? hum... je ne dirais pas ça... ou peut-être dans un sens... mais pas dans l'autre :p  Quoique... peut-être que t'as raison, j'avais pas vu les choses comme ça... faut que j'y réfléchisse :p Oui sans doute la persévérance a des points positifs. Ah... en es tu seulement  sûr, prévoir nos réactions... est-ce réellement possible ?  Grande question ! Compétition ? Je pense pas que ça soit réellement de mise. Et je pencherais plus pour la persévérance, après il faut apprendre a trouver son rythme et a le respecter surtout. Sans se surestimer justement. Et petit a petit... on progresse. De plus on choisit pas comme ça ce qu'on aime, et quand on veut on peut, il parait... alors... bon aucunne raison d'arrêter. Ah ? tiens ? vraiment ? curieux cette histoire de métaphore...  ^^ (faudrait peut être te faire examiner, tu couves peut-être une métaphoramania, et puis sinon faudrait interroger l'auteur, mais tu t'imagines si tout les littéraires devaient aller chercher conseil auprès des défunts auteurs. Interprêter... c'est prendre le risque de se tromper...)Quel serait le signifié alors ?