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26 janvier 2010 2 26 /01 /janvier /2010 21:54


Cette pièce aux apparences de comédie romantique légère se transforme vite en une réflexion plus profonde  voire métaphysique.

 

La scène se situe entre le rêve et la réalité ; les deux personnages se dématérialisent et se détachent de leurs corps dont il ne reste que les voix en suspend qui dialogue entre elles dans une autre dimension.   

 

La fusion du couple est ici présentée à travers l’expression corporelle d’une danse fluide et sensuelle. Il ne s’agit même plus de synchronisation mais de composer une création unique  à partir d’éléments très différents. Les corps s’unissent et se désunissent pour finalement  disparaitre au profit de la chorégraphie. Elle glisse et coule sous le flot de voix désincarnées.

 

Pourtant il y a également cet aspect angoissant du à la dévoration amoureuse, avec le cannibalisme sauvage et passionné de cette créature mystérieuse. Une sorte de cadeau empoisonné qui condamne les personnages. Ces derniers acceptent ce sort sans lutter, mais sans le subir, nous ne sommes pas là dans une tragédie.

 

L’unité du couple dont nous parlions tout à l’heure, s’oppose avec l’extrême  fécondité de cet oiseau unique qui pourtant va se multiplier à l’infini, comme autant de facettes de l’être humain lui-même et de son environnement. Il tout et rien à la fois. Il demeure ailleurs, partout et nulle-ne part tout en même temps.

 

Contrairement à ce qu’elle peut paraître à son commencement,  cette création théâtrale est belle et troublante. Très conceptuelle. Imaginaire et sensorielle.

 

Bravo aux acteurs/danseurs, talentueux autant dans le jeu que dans la danse qui, ici, ne forment plus qu’un … On ne se rend même pas compte de la transition dans cette dimension à part (métaphorique ?) et c’est ça qui est bon !

 

J’ai également beaucoup aimé la scène du « A » , grand moment de dramaturgie. Exercice courant mais réussit ici avec brio. Les logorrhées des deux personnages   deviennent comme la musique sur laquelle ils dansent.

 

Dans le cadre de cette représentation très intimiste, le parti pris à été de jouer sur des lumières très faibles et tamisées ce qui ne permettait pas la prise de photographie. En revanche, on était saisit par la représentation.  Je note particulièrement la scène où la lumière de la lampe de poche suit les mouvements du corps et s’intègrent parfaitement à la chorégraphie.

 

J’espère vous avoir donné envie d’aller voir l’ HISTOIRE DES OURS PANDA 

De Matéi Visniec
Mise en scène de Rémi François René
Avec Christelle Jacquaz et Rémi François René

 

Au  Théâtre Pixel 

18 rue Championnet75018 Paris

 

EH NON, Je n’ai pas tout dit, vous avez encore beaucoup à voir ! 

 


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Published by D.ambulante - dans D.dramatisée
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