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12 novembre 2008 3 12 /11 /novembre /2008 16:36


Cette semaine je suis allée voir Yacobi et Leidental. Une pièce très spéciale : 

Une amitié ennuyeuse, de la trahison, de la cruauté et une histoire d’amour qui débute mal voire très mal. On se force à aimer et puis on se lasse d’essayer, une sexualité tour à tour débridée et complètement bloquée, bref une vie à chier, quoi de mieux comme sujet de comédie musicale ?


C’est drôle, on ne s’ennuie pas un seul instant , on ne voit pas le temps passer, les acteurs débordent d’énergie, la scénographie nous en met plein les yeux, on en revient pas des fois, surprenant, trivial, poétique, chantant, bn ça décoiffe et d’une pièce déprimante on en sort quand même… content… et ça … faut le faire quand même !

J'aurais pu même aller, cette même semaine, voir une création en partenariat avec la Seine-Saint-Denis intitulée Une chenille dans le coeur. Le titre, magnifique m'inspirait beaucoup, mais je ne pourrais jamais savoir si mes inspirations correspondaient plus ou moins à la réalité car figure-toi que j'ai oublié d'aller au théâtre !!! Moi même je n'y crois pas plus que toi ! C'est insensé
et il fallait vraiment que je sois débordée, que ça soit la crise intérieure pour que cela m'arrive un jour, c'est arrivé... et je ne devais pas être la seule car personne n'y a pensé ! Eh pourtant ce n'est pas que cela ne nous interessait pas ! Bien au contraire (Je fais mes excuses à l'équipe là en fait...)

Bon par ailleurs, nous n'avions pas le droit aux photographies pour Yacobi et Leidental, dommage car j'étais au deuxième rang et il y avait vraiment des expressions et des plans incroyables ! C'est donc pour ça que je vais vous présenter plutôt quelques photos de la pièce de 
Niels Arestrup, Le Temps des Cerises avec Cécile de France et Eddy Mitchell. J'aime particulièrement l'actrice et le thème de la pièce, la peinture, m'attirait beaucoup. J'ai été un peu déçue, il y avait de jolies phrases sur l'art en général, mais je ne les ai pas notées et avec mon crâne de piaf je les ai oubliées. Quoi qu'il en soit, c'était une pièce assez simple qui se voulait émouvante mais qui ne m'a pas tiré une larme. Dommage.


http://loudianou.free.fr/10/theatre/cerises/IMGP5998.jpg


http://loudianou.free.fr/10/theatre/cerises/IMGP5999.jpg


http://loudianou.free.fr/10/theatre/cerises/IMGP6004.jpg

http://loudianou.free.fr/10/theatre/cerises/IMGP6008.jpg


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27 octobre 2008 1 27 /10 /octobre /2008 18:08


Bien le bonsoir ami lecteur !


N'as-tu point remarqué comme la rubrique théâtre est, ces derniers temps, bien délaissée ?
Ce n'est pas par manque de matière... bien au contraire... et comme il n'y a aucunne raison logique à cela je vais publier un article qui date même de la saison dernière (ah ouais quand même).



Une pièce divertissante. Destinée à un public jeune, encore une fois, elle met en scène les personnages d’un enfant, de son amie imaginaire et de sa maman. Jojo, personnage principal, est plutôt turbulent,  et les méthodes éducatives de sa maman sont bien limitées. Heureusement  il n’est pas tout seul. Avec son géni, il invente mille et une bêtises et donne une infinité de mauvaises idées à leur jeune public.

 

Les points positifs. Un très joli décor, bien utilisé. Du mouvement, de la dynamique et de la créativité. Des personnages dont la gestuelle clownesque nous rappelle les Chaplin et compagnie, quelques références sont d’ailleurs glissées. Cela justifie également le jeu sur le langage.



http://loudianou.free.fr/10/theatre/jojo%20(1).jpg

 


En effet, les personnages s’expriment majoritairement en  babillages, cris, onomatopées ou tout simplement dans une langue inventée toute droit sorti de l’imaginaire des enfants et tout particulièrement de Jojo, ici. Ils sont à la limite du mime muet (allitération du son bilabial [M]), du toons et du chanteur d’opéra (aussi oui pourquoi pas ! ). Ils communiquent de cette façon et se comprennent (enfin autant que nous avec notre langage. Digression : Ca me fait penser au film The Darjeeling Limited, « et si on parlait sans les mots »… » ). Au milieu de cela surgit quelques mots connus par le public, français, mais aussi espagnol (Eh oui, il n’y a pas qu’à l’Epée de Bois alors !). Les ruptures entre ces différents modes de communication font rire et sont attendues.



http://loudianou.free.fr/10/theatre/jojo.jpg


Enfin, une pièce créative, où il y a beaucoup d’idées. Néanmoins un schéma narratif un peu répétitif et sans vraiment de dénouement final. L’évasion par l’imaginaire… oui oui c’est très joli… mais … hum… plus, on en voulait plus. En effet quelques changements sont à noter mais grossièrement la mère reste la même, l’enfant et son amie les mêmes, bref on en est au même point qu’au début et je pense que cette faiblesse fait perdre une partie de son charme au spectacle qui se trouve limité à un très jeune public (On sait pourtant au combien j’aime les pièces pour enfants habituellement, rappelez vous de l’Enfant Perdue, un délice.). De plus les jeux sur le langage ne vont pas assez loin non plus, ils manquent de poésie et de plaisir littéraire.


Bref, un spectacle distrayant mais qui aurait pu être mieux…

A vous de juger… (enfin si cela est encore possible.)



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1 juillet 2008 2 01 /07 /juillet /2008 20:30

La suite de mes commentaires sur la fête théâtrale de paris 3 arrive un peu tard, mais mieux vaut tard que jamais.



Eyes over Iran

 

Je voyage comme je peux.  Une façon parmi d'autres : le théâtre. Il me raconte, me transporte, depuis mon fauteuil,  ma chaise,  mon banc, le sol,  un coussin. Chez moi. Chez eux. Je voyage.

Pour le coup je me sens plus dépaysée par certaines pièces qui me parlent d’ici et maintenant que par celle-ci, mime, qui se voulait dépaysant.

Un homme qui fait l’oiseau, le levé du soleil… ouais mais ça je le fais toute seule dans ma salle de bain. (Han ! Je suis méchante ) Il y a avait de bonnes idées mais il manque une trame narrative.

Documentaire sans documentation, c’est aussi un peu pauvre.


or


 


Heureusement il y avait cette pièce qui nous transporte au cœur du théâtre : Deux en Face.

Je ne pourrais pas dire de quoi parle la pièce mais je peux affirmer qu’elle m’a parlé. Des langues multiples, on comprend, mais c’est au-delà du sens, des mots et du langage.

C’est beau. C’est une expérience vivante et magnifique entre acteur et spectateur qui se mélangent et évoluent dans le même espace. Un espace onirique, oniriquement réel, où se réunissent ces deux éléments essentiel qui font vivre le théâtre. Au coeur de l'art dramatique. C’était très poétique.

 

 

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..

L'atmosphère sonore animait merveilleusement ce monde imaginaire.


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Mélange psychédélique des ombres, des lumières et du support vidéo...


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J'ai malencontreusement perdu les textes concernant les deux autres pièces dont je vais vous parler. Je vais tenter de retrouver l'essentiel.

Tout d'abord Lettre Aux Arbres et aux Nuages. C'est une pièce très mignonne qui veut sensibiliser l'homme à l'écoute de son environnement. De la nature.


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On y rencontre, des hommes vidés. Des gens qui meurent au moindre son. Un monde où on ne peut plus se parler sans prendre le risque d'en mourir. Un monde où la communication s'éteint. Un monde qui ressemble au notre. Dans tous ça, Marcel écrit, lui, des lettres à ses amis les arbres, les nuages, et parle à son compagnon l'oiseau de ses secrets.


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Le texte est très bien écrit, joli, poétique.
Il mime à merveille la langue des enfants sans la caricaturer, sans la déformer, sans abuser de ces clichés trop connus pour faire rire.
 
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Les acteurs sont, par ailleurs, eux aussi exceptionnels et dotés d'un talent fou. Ils interprètent leurs rôles et disent leur texte avec aisance en adoptant l'attitude la plus simple et la plus naturelle afin d'incarner leur personnage. On sait combien il est difficile pour un adulte de simuler l'enfance qu'il a quitté (ou pas tout à fait ;)
 

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Pour conclure, je n'ai véritablement aucune critique négative à formuler (est-ce dû au temps ? Je ne pense pas). Je suis en accord autant avec le fond et la forme !

Bonne continuation à cette troupe (Le Théâtre à venir, c'est son nom).



Les dernières représentations des festivités facultatives : La Révolte des Vagins (compagnie : Les renaissants)

Mon avis, humble et personnel, sur cette pièce est mitigé. L'interprétation des deux femmes étaient excellentes. Vraiment. Mais celle de l'homme m'a déçue et n'était pas en accord avec les deux autres. Elle leur nuisait même.
Le thème sérieux et grave de la pièce m'empêche par ailleurs de m'enthousiasmer dessus. Bien que le jeu de la sorcière soit parfois teinté d'humour. Viols, guerre, traditions oubliées... tout est réuni pour nous révolter.



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On est loin de l'univers magique qui m'est cher, mais ce n'est qu'une question de goût. Il faut de ces pièces et il faut surtout les voir et les écouter.







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25 juin 2008 3 25 /06 /juin /2008 09:26

 

C’est pas mon truc.

 

L’actrice a un talent indéniable, mais la pièce est effrayante. De l’horreur on en a déjà assez dans notre réalité et au cinéma pourquoi l’importer dans l’univers théâtral ?

Ce n’est pas comme cela que je le conçois. Enfin qu’importe. Cette pièce offre malgré tout une idée forte de l’éducation et de l’acharnement qui vient à bout de tout les obstacles. Je salue également la réalisation de ce défi surprenant que de faire au théâtre de la science-fiction.

 

Le décor est peu chargé. L’essentiel utile à la représentation… (ça vous aide ça…) : de la viande crue et écoeurante à souhait, un pupitre, un tableau, des projections cinématographiques sanguinolentes et des sons angoissants. Tout y est.

 

J’ai été voir cette pièce par curiosité. Elle a été satisfaite mais pas moi. Je pense que c’est une question purement subjective. Je n’aime pas ce qui à trait à l’horreur donc forcément je n’ai pas apprécié cette pièce (sur le plan du fond, on s’entend) . Cette atmosphère oppressante, ces morts-vivants omniprésents et cette institutrice folle d’espoir. C’est le cas de le dire.

 

Je vous en parle, car il existe sûrement des personnes pouvant apprécier ce genre d’expériences à tordre le ventre.

Il s'agit donc


Du Jour de la Photo de Classe

Auteur : D'après l'oeuvre originale de Dan Simmons
Artistes : Avec Sylvie Borten
Metteur en scène : : Violetta Wowczak



 

Pour l’occasion, pas de photo. Mon appareil à détalé… c’est dû à l’inconscient sûrement.

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21 mai 2008 3 21 /05 /mai /2008 19:50
C'est la fête du théâtre à Paris III !
Ça signifie tout plein de représentations ! C'est un peu notre Avignon à nous (Allez ! L'an prochain c'est la bonne ! )
Des représentations totalement gratuites et vraiment surprenantes !
Je n'ai été pour le moment qu'à trois représentations mais je compte bien me rattraper car je n'ai vraiment pas été déçue !


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Ah Don Juan, j’oubliais comme tu étais un personnage bien contemporain !

Tu me plais tu sais : p

 

Pièce fantastiquement jouée ! J’ai tout particulièrement apprécié la prestation de Sganarelle !

« C’est trop un ouf »

« grave »,  comme dirait Micheline et sa copine !

 

Sérieusement, personnage magnifiquement incarné et très attachant. Ces émotions sont manifestées par des expressions  très réalistes et nuancées à l’infini !

 

Je ne retire rien au talent des autres acteurs qui est indéniable. Néanmoins c’est lui que l’on remarque le plus et son rôle de narrateur/acteur en fait un personnage clef.

 

Don Juan par un changement de costume impromptu au beau milieu de la pièce réactualise l’antonomase récurrente du « c’est un Don Juan ! » Eh oui  on saute du XVII au XXI e siècle et… rien ne choque… c’est logique… ça coule de source !

C’est magnifique.

Comme quoi on a pas beaucoup changé depuis.

 

En conclusion, j’ai adoré cette pièce et vous invite à aller la voir. Très classique et en même pas tant que ça. La neutralité du décor met en valeur le jeu de qualité des acteurs.

 

http://www.domjuan.fr/presentationyvesmorvan.htm

 

 

Ah ce qu’on peut découvrir dans les couloirs d’une fac. D’ailleurs je note qu’il y avait peu de monde ( et l’absence de mon appareil, FICHTRE !) à cette représentation gratuite et pour autant délicieusement agréable. Je vous met donc ici le lien, jusqu’au 31 les portes de la fac sont ouvertes à tous pour des représentations de tous genres gratuites, et je n’en doute pas, intéressantes !

 

http://www.parisetudiant.com/loisirs/evenement.php?ne=20566

 

 


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D’encre et de papier offre à notre imagination la merveilleuse, fabuleuse et ingénieuse possibilité de pouvoir parler à notre œuvre en chair et en os.

Elle est là en face de nous et elle s’adresse à son créateur, elle bouge, elle ressent, elle vit. C’était magique.

J’imagine bien à quoi ressemblerait la Gibouille maintenant !

Des mots magnifiques, une interprétation hallucinante (aux vues des conditions).

Un peu court mais tellement sensationnel.

La petite salle créait une atmosphère des plus oppressantes et jamais les acteurs ne se sont laissé déstabiliser malgré le comportement dérangeant de certains éléments du public qui débarquent au beau milieu (le hic, il en fallait un !) .

 

Je voulais dire autre chose mais cela m’est sorti de l’esprit je dirais donc juste :

 

Bravo les papilions !

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Léonce et Léna



Que dire de cette pièce de fous ?

« Un truc de ouf ! » Ah ouais c’est le cas de le dire.

On entre dans la pièce tout en restant dans le couloir. Elle vient à nous. Des hôtesses très particulières aux dents de lapin nous accueillent et nous invite à choisir pour qui l’on vient.

Le prince évidement…

« Le monde de popo alors… »

Ah ! Eh bien d’accord, pourquoi pas.

Ambiance joyeuse, chaleureuse, dynamique, convivial, euphorique et déjantée aussi (tout ça oui ! ).

Le fou était incroyable aussi ! CRU ! Faut le voir pour le croire !

 Il avait même des confrères (surtout consoeurs ) de folie parmi le public mais je ne crois pas qu’ils fussent parti du spectacle.

(Le problème de ces représentations théâtrale festive c’est qu’on laisse entrer tout le monde, quitte à gâcher un spectacle dommage !) 

Les discours insensés des personnages ont le sens de la poésie et de l’humour. C’est encore une fois des textes magiques !

 

Un adjectif pour qualifier cette pièce … : « PHILOBESTIALE ! »

 

J’adore.

 

Continuez compagnie Cie Nova


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Sur ces quelques commentaires forts élogieux, vous pourriez penser que je suis bon public et aime tout. Non point mon cher ! J’aime les  créations originales et, pour le coup, je suis servie !

 

HO BONHEUR !

 



(ps: pas de photo pour cette article, c'est une bien triste affaire que voilà ! )
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5 mai 2008 1 05 /05 /mai /2008 11:17


On nous présente Bambi, puis elle arrive sur scène. Seule. Belle. Elle s’impose. Face à nous, elle nous raconte. Elle nous invite à sa table. Pour partager ses souvenirs, pour partager ses émotions. Et elle le fait à merveille. Son charisme, son charme, sa voix en imposent. Ils imposent l’écoute, dans le sens où ils nous captivent au point de ne même plus sentir passer le temps. Comme une soirée de confidences entre amies sur l’oreiller.

 

 


De l’autobiographie ? On le sent. L’actrice incarne à merveille son personnage. Elle nous fait passer des larmes aux rires avec une aisance déconcertante. Touchante, émouvante et drôle, ce personnage réaliste nous entraîne à la découverte du mot : « Intégration » qui traverse ses différents sens pour arriver au plus beau (mais je ne dirais pas lequel bien sûr).

Bambi, est avant tout une femme. Une belle femme qui s’assume et qui assume sa féminité.

Bambi, est noire. « Différente » . Elle veut s’intégrer, depuis toujours et comme tout le monde. Comme les autres. Bambi n’est pas si différente, mais elle est vraiment belle.


 

or

 

Son ton, tour à tour, sérieux, humoristique, grave, triste, enjoué, lyrique, poétique nous parle d’école, de dictée, de symboles, de contes africains , de poésie, de chant, de danse, de violence, de dureté, d’âpreté, de belle-famille, de commères de village, de pères en fuite, de sexe, de masturbation, d’amour, de passion, de solitude puis enfin ce cri : « MON DIEU IL BANDE !!! » …


or

 


Il y a vraiment beaucoup à dire mais…

 

Je n’ai pas vraiment envie de vous en dévoiler d’avantage (mais un peu quand même) , car d’avantage pour le coup, serait trop. J’ai envie que vous alliez voir cette pièce. J’ai envie que vous découvriez ce texte magnifiquement vivant qu’elle nous offre ici. J’ai envie que vous vous laissiez envoûter par les chants qu’elle laisse s’envoler à travers le récit et qui s’y intègrent parfaitement.

Il faut vraiment le voir pour le croire. De la narration au théâtre. C’était une grande question que je me posais : est-ce possible ? Je veux dire pas juste à travers le prologue ou la voix-off… une narration, tout du long … jouée ? Eh bien Bambi m’a répondu d’un OUI magistral et tonitruant.

 

or

 

C’est une pièce d’une femme écrite pour les femmes, alors messieurs, allez la voir.

J’invite d’ailleurs tout le monde à se rendre au théâtre et à le redécouvrir car l’auteur nous présente ici une création véritablement novatrice.

 

Alors j’ai un mot pour l’auteur, metteur en scène, actrice, ce mot est : MERCI.

  
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7 avril 2008 1 07 /04 /avril /2008 17:15
ATTENTION : Passé ce portail, vous êtes dans un autre monde !!

 

or


Le théâtre espagnol tout en espagnol, c’est possible à l'épée de Bois. Un espace fabuleux et chaleureux bien à sa place dans un univers véritablement à part au beau milieu de Vincennes. Une cour des miracles accueille plusieurs théâtres dont celui-ci.


or


 

Il s’agit d’une bâtisse ancienne toute restaurée par les acteurs eux-mêmes et leurs ouvriers. Elle a du cachet maintenant ! On peut le dire. Le public est accueilli dans une salle toute en bois. C’est chatoyant et lumineux. Un endroit où l’on vous ouvre les portes d’un monde enchanté (d’ailleurs on y entend chanter une équipe joyeuse ! ).



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Ce sont les acteurs, eux-mêmes, dans leurs habits de scène qui « jouent » (j’ai envie de dire) les portiers, les guichetiers et les ouvreurs de théâtre.

Des personnes sympathiques qui pausent même pour la photo ! QUEL CLOWN !


 


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Une fois rentré dans la salle, c’est l’odeur du bois brut et le craquement du plancher qui vous saisissent ! Alala ! Un vrai bonheur ! Une impression de déjà-vu, comme si l’on retournait à une époque familière à laquelle nous n’aurions jamais vécu.

 


Pour ce qui est de la pièce de Yerma de Garcia Lorca a proprement parlé. Je suis déçue. J’aime bien Lorca habituellement. Enfin, il faut dire que c’est la première représentation d’une de ses pièces que je vois et l’on peut sans doute attribuer une part de ma déception à la mise en scène. En effet, quelques éléments m’ont gênée.


or

 

Un décor sobre. Oui très bien, nous sommes au théâtre, cela ne me gêne pas outre mesure, j’en ai déjà vu d’autres. Ce décor était intéressant. Une sorte de pilori (et pour cause...). Un ensemble de poutres de bois qui n'ont pas été assez mises en valeur selon moi. D’abord par l’éclairage puis ensuite par le jeu des acteurs. Ce qui est finalement lié. En effet, il y avait un éclairage dominant, voire quasi-unique, au milieu de la scène en contre plongée. Alors celui-ci aurait pu avoir l’avantage de mettre en valeur les expressions des personnages, tout comme les costumes – imposants, lourds et sombres- qui faisaient ressortir leurs faces blanches. Pourtant ce ne fut pas le cas. En effet, le jeu des acteurs (peut-être était-ce une indication du metteur en scène mais alors je ne la considérerais pas comme bonne) était très limité et simple. Aussi bien sur le plan de la diction que sur celui de l’expression faciale. En effet, on reste pendant tout le spectacle dans cet acharnement oppressant de visages figés par la colère ou les larmes. Il n’y a pas assez de variantes. Yerma pleure tout le temps, elle geint, elle se plaint, c’est dans le texte certes, mais toujours de la même façon ?… je ne crois pas non. Juan, le mari, lui, a recours tout du long à sa voix tonitruante  et spectaculaire. Cette dernière aurait été mise en valeur par plus d’économie et aurait soutenu le rythme tragique. Là , le jeu est toujours le même donc la pièce en devient longue (1H 30 seulement pourtant). Les rebondissements sont étouffés, et les nuances du texte effacées. Dommage.

 

Quoi d’autre ?
L'espagnol bien sûr ! Comme cela fait du bien de pouvoir voir une pièce dans sa langue d'origine. La pièce est par ailleurs très accessible aux non-spécialistes et même aux débutants voire aux personnes qui ne connaissent pas la langue. Magnifique experience, pour eux, de découvrir cette langue magnifique et pleine de surprises !
Aussi, j’ai bien aimé le traitement de l’image et des couleurs. Dans ce monde en noir et blanc ressort la belle rose rouge qu’offre Victor à Yerma qui pourtant à la fin fera écho à la pâleur de rose blanche d’adieu. Une autre touche de couleur, celle des vêtements de bébé pour l’enfant de Maria, du rose, de la joie comme l'aurait ressenti Yerma. Il y a aussi
le masque doré de la sorcière qui attire l’œil et capte la lu
mière. Celui-ci évoque bien sûr la dimension du secret indicible et du mystère de la magie, noire peut-être elle aussi ? On pourra bien me dire que cette pièce n’a rien de magique et on aura bien raison (quoique non en fait...) , pourtant , héhé, vous connaissez déjà bien mon intérêt pour le masque, qui fait que je m’emballe… (Tout masque est magique ? )


LES PHOTOS ? UN DE CES JOURS SI LE CABLE FAIT SURFACE ET SI LE TEMPS NOUS EN DIT :) (Non non, cela n'est pas une technique publicitaire, mais VENEZ VENEZ ! LISEZ LISEZ ! Quand même ! :)


 

   or

Et les voilà enfin les fameuses photos ! :)

Pour votre plus grand plaisir ! Non ? Ah bon ?
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25 mars 2008 2 25 /03 /mars /2008 22:19

 

Après tout ce temps, j’ai enfin retrouvé mon fauteuil de théâtre, et alala l’attente en amplifie le plaisir.


Une création hétéroclite et magique. Une fée complètement dégingandée et sa mamoune fatiguée, un héros un peu coincé entre les deux bouts de sa rue déserte et SA GRANDE PEUR . La formule classique du schéma initiatique fonctionne toujours aussi bien. Jojo qui est pourtant « mature » va faire des rencontres et grandir sous nos yeux. Destiné à un public jeune (c’est souvent le cas avec ce genre de schéma) il ne faut pas croire que les auteurs les aient écrit « POUR » les enfants, non non, les auteurs écrivent ce genre de pièce pour leur public, le plus large possible. On aurait bien tort, alors, de se priver.

Donc, qu’ai-je à dire de plus ?  IL FAUT ALLER VOIR CETTE PIECE.

Laquelle ? 

Jojo Au Bord du Monde (bien sûr)

Pourquoi ?
 

Parce qu'elle est émouvante, les acteurs sont talentueux (Le Grand-Poucet, Billy One, est magistral et Blanche-Neige hilarante), la mise en scène est… terrible (Entre la danse et la vie, j’ai envie de dire, précisément), la technique irréprochable (l’éclairage et l’incrustation vidéo notamment), et les textes - aaaaaah les textes- ils étaient tout ce que j’aime, jeu de mots, humour et poésie se réunissent, se mêlent, se confrontent et s’affrontent pour le bonheur de nos oreilles et de notre entendement.


Quoi d’autre ? Je suis sûre qu’il y a encore plein d’excellentes choses que je n’ai pas dites, le fait est que je me suis trouvée tellement captivée que j’en ai oublié mon envie pressante quasi-automatique d’avant-scène ( C’est vous dire ! Si si c’est important comme détail, vous vous rendez pas compte ! ).


Donc, vous l’aurez compris, un avis très favorable (je n’aime pas ce mot, je dirais donc un avis très :) positif pour cette représentation fabuleusement théâtrale !


DESORMAIS,ICI MÊME, LES PHOTOS  :


 Voici la bonne fée Anita et sa chère maman. Oubliez tout de suite la fée clochette c'est une crécré !

arbre


Je sais pas trop si je leur confierais un voeu... ho si quand même.
En tout cas, Jojo se risque, lui. Devinez ce qu'il demande... 
Ca n'est pas une façon de parler hein, il faut deviner !


arbre 

La neige de la mémoire...


arbre 


Une petite séance d'écoute entre personnages de papier ?
Oui Blanche-Neige, que dis -tu ? OK d'accord. 
Ah mais ils écoutent ! Même s' ils ne comprennent rien !


arbre 

Là, Jojo, sous les conseils avisés (et rémunérés) de ses amis ( ?? ) va chercher Mémé dans son coeur.
Un coeur tout propre où "il n'y a pas un papier par terre" (...)


arbre 


Une petite choré, eh oui, un petit grain de comédie musicale ne peut que faire du bien à une pièce !
Le Petit-Poucet se déchaîne dit-donc ! Blanche-Neige est pas mal non plus dans son genre.
Ben Jojo qu'est-ce que tu fais ?


arbre 

Batman, devenu dépressif, épanche son malheur dans un micro façon rock-star loupée  mais ça ne déplaît pas à Blanche-Neige qui s'éclate à la barre comme une pin-up (j'ai bien dit "comme", haaan, naaan ! )
Blanche-Neige que t'a-t-on fait ?  (Ketaton Ketaton !)  

arbre 

J'espère que cela vous a donné envie d'y aller et de jouer vous aussi avec les contes.....
Et tout plein d'autres choses !
De jouer tout court.

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3 mars 2008 1 03 /03 /mars /2008 20:12
 

             L'instant est un concert supra expérimental croisé avec  la chorale, le théâtre, l'opéra et des créations lycéennes bizarres (comme on peut le voir sur la photo ci-dessous avec les ballons). 
L'idée est intéressante, la réalisation décevante.
C'est rare, d'un tempérement passionné je sais m'adapter et apprécier au long terme les points positifs d'une réalisation mais à trop long terme... je m'endors. Eh oui. 
Je n'ai pas très envie de critiquer ouvertement les éléments qui m'ont déplu, ce soir je n'ai pas envie de déblatérrer. Je vais donc dire ce qui m'a plu.

Tout d'abord l'histoire. En effet il y avait un récit raconté par les deux acteurs (présents sur la photo). Une diégèse captivante qui m'a rappelé Corpse Bride de Tim Burton (je ne vais pas la raconter, je ne vois pas l'intérêt, vous pouvez la retrouver avec une petite recherche). De plus ce texte était magnifiquement déclamé par les deux acteurs (je ne parlerais pas du chanteur d'opéra qui chantait les parties discours, mais qui, quand même, n'a pas tout à fait détruit mon envie d'aller à l'opéra bien que... haaaan ... nan) qui réussissaient à me réveiller (Chapeau ! ) ! De plus je les ai trouvés très charismatiques et présents . En effet jamais ils ne quittaient leur masque  (Je développerais l'idée du masque bientôt ; ), leur rôle. C'était impressionant.


gib

Regardez -les... on dirait les avocats du diable dans leurs beaux costumes, tout sérieux, avec un sourire malicieux en coin.

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23 février 2008 6 23 /02 /février /2008 14:47
Étonnant que je ne vous ai pas encore parlé de cette pièce. 
Une  réalisation en l'honneur des 20 ans du CREA, qui m'a très (très, très) agréablement surprise. 

Cela raconte l'histoire d'une jeune fille d'une joyeuse nature. Sa vie est rythmée par la musique. Elle fait partie d'une chorale dans laquelle elle s'intègre plutôt mal d'ailleurs. On la voit tour a tour chez elle, où elle ne pense qu'à son cours de chant, et à ce fameux cours de chant qui finalement ne lui convient pas temps que ça. 

En effet Marioline est spéciale. Elle est différente et les autres élèves ne la comprennent pas, voire ne l'aiment pas. La gaieté de Marioline qui relève d'un espoir débordant de se faire accepter comme elle est. Sa naïveté candide assez touchante émeut le public (Naïveté peut-être pas. Il est possible qu'elle préfère se montrer naïve pour que le monde croit qu'il ne la blesse pas. Elle cèle sa lucidité derrière un coeur gelé, un masque en vérité ; mais peut-être aussi que non). 

gib

Pourtant son sourire peu à peu va s'estomper devant une prise de conscience qu'elle fuyait. Sa vie secrète, son monde à elle est beau. Malheureusement il est imaginaire. Jamais elle ne pourra le partager. Elle a beau vouloir y faire pénétrer les autres en tentant de créer un pont entre leur monde et le sien, en essayant de s'y intégrer un peu, c'est vain et elle est seule. 
Cette solitude amère est pourtant relative. Entourée de tout ces fantômes, de ses rêves passionnels et de ses fantasmes, elle est heureuse. Mais que faire quand ils s'évaporent pour laisser place a une réalité persécutante ? 

gib


La solitude alors n'en est que plus poignante. Et les illusions, et le bonheur bien plus décevants. 
La réalité la rattrape. 
Elle pleure sur son canapé, accompagnée de cette mouche géante, de ce prince charmant matelot, de ces mélodies vaporeuses.
Comme sur un nuage, les pensées embuées, on flotte sourd. La tête sous l'eau du ciel.   

gib

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Published by D.ambulante - dans D.dramatisée
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